Ir al contenido principal

SÉMINAIRE DE SOCIOLOGIE CRITIQUE AUTOUR DE GÉRARD MAUGER





PREMIER SÉMINAIRE DE SOCIOLOGIE CRITIQUE : AUTOUR DES TRAVAUX DE GÉRARD MAUGER



8 et 9 juin 2010
Salle Luis Buñuel, Colegio de España (Cité universitaire, Paris)

[Organisé par : Christophe Gaubert (Université de Limoges/GRESCO[1]), Joël Mariojouls (CESSP[2], équipe CSE[3]), Jose Luis Moreno Pestaña (Université de Cadix/CESSP, équipe CSE)]

Ce premier séminaire prend pour objet les travaux de Gérard Mauger (CESSP/CSE, CNRS). Collègues et/ou anciens étudiants, nous avons souvent, dans nos propres recherches, appris de, utilisé et discuté ses travaux dans les domaines de la sociologie de la jeunesse et de la déviance, de la lecture, des intellectuels ou de l’analyse réflexive du travail sociologique (pour utiliser quatre catégories de classement académique des travaux sociologiques). Nous voudrions profiter de son passage à l’éméritat pour rendre plus explicite cette discussion, y compris de manière critique et manifester cette dette intellectuelle en nous appuyant, d’une part, sur ses publications, d’autre part sur les recherches sociologiques qui ont pu s’en inspirer ou porter sur des terrains et des objets analogues.
Ce séminaire se déroulera sur deux journées, et les communications seront agencées autour de quatre thématiques permettant d’interroger de manière transversale les travaux de Gérard Mauger : « Encadrement des classes populaires », « Droit d’entrée et légitimité », « Sociogenèse des habitus et reproduction », « Engagement intellectuel, engagement politique ».

Programme du mardi 8 juin 2010 – 9 h-18 h
9 h 30 : Ouverture. Javier de Lucas, Directeur du Colegio de España.
9 h 45 : Introduction à la première journée. Robert Castel, EHESS.
10 h : Encadrement des classes populaires (Présentation : Patrice Pinell, CSE)
L’analyse que propose Gérard Mauger de l’encadrement des classes populaires ouvre au moins deux lignes de travail. D’une part, ces travaux sont sensibles à la présence du contrôle social dans les activités d’encadrement professionnel des jeunes des classes populaires. D’autre part, ils recèlent une critique des facilités de la critique destructrice du travail social et soulignent parfois que le travail social peut être un opérateur de conversion des dispositions. Nous discuterons de ces deux perspectives, de leurs contradictions éventuelles et de leurs agencements.
Avec des interventions de Jean-François Gaspar (Haute École Louvain en Hainaut), Thomas Sauvadet (CESAMES), Julie Sedel (TECH/SENSE-Orange-Labs), Xavier Zunigo (CSE).

14 h : « Droits d’entrée et légitimité » (Présentation : Christophe Gaubert)
La sociologie développée par Gérard Mauger, pour une grande part explicitement centrée sur la jeunesse des classes populaires, contribue aussi à une sociologie de la petite bourgeoisie et des conditions d’entrée dans des univers plus légitimes. Tout d’abord, lorsqu’il s’agit de décrire les rapports des enquêtés à l’enquêteur (représentant du monde « bourgeois »), ou la confrontation des « loubards » et des « gauchistes » et, plus globalement de prendre en compte la confrontation au monde des autres et le flou de la frontière entre pratiques illégitimes et légitimes (en matière d’échanges marchands comme d’échanges politiques, par exemple). Ensuite, lorsqu’il s’agit de proposer une sociologie des âges de la vie et des générations qui pose, entre autres, la question de « l’installation » (réelle ou espérée), des anticipations et de la diffusion des styles de vie. Enfin, lorsqu’il s’agit d’objectiver les usages sociaux de la lecture (comme pratique dont la légitimité a été inégalement inculquée par l’école) ou bien encore de coordonner des travaux sur le droit d’entrée dans des univers artistiques parfois à demi-légitimes. Nous examinerons cette contribution « masquée » à la sociologie du petit-bourgeois (de condition ou d’aspiration), du déclassement ou des reconversions, comme à celle de la quête de légitimité des arts moyens, de leurs adeptes ou de leurs pratiquants.
Avec des interventions de Vincent Dubois (IEP de Strasbourg, IUF), Serge Katz (Université Picardie-Jules Verne), Wenceslas Lizé (Université de Poitiers), Vanessa Pinto (CESSP/CSE).

* * *

Programme du mercredi 9 juin 2010 – 9 h-18 h
9 h 30 : Introduction à la deuxième journée. Rémi Lenoir, Université Paris 1.
9 h 45 : Sociogenèse des habitus (Présentation : Jose Luis Moreno Pestaña)
Dans ses travaux de sociologie des intellectuels et des classes populaires, Gérard Mauger développe une analyse des trajectoires « déviantes » qui suppose aussi, parfois, de la normalité : espace des styles de vie conforme des jeunes des classes populaires, voies plus nobles d’accès au monde intellectuel, etc. Il s’agira de discuter cette construction qui enferme une théorie du fonctionnement de l’habitus qui emprunte à et complexifie certaines des intuitions de Pierre Bourdieu.
Avec des interventions d’Annie Collovald (Université de Nantes) Louis Pinto (CESSP/CSE), Charles Soulié (Université Paris 8-Saint-Denis).

14h. Engagements intellectuels, engagements politiques (Présentation : Joël Mariojouls)
Gérard Mauger a contribué à objectiver la trajectoire politique d’une génération (qui est aussi la sienne) et interrogé les formes diverses d’engagement de désengagement dans des univers sociaux variés. De plus, il fait partie de ceux qui considèrent que la sociologie ne vaudrait pas une heure de peine si elle oubliait sa vocation à contribuer à la transformation du monde. C’est la question des investissements politiques et des investissements intellectuels qui sera au centre de cette demi-journée.
Avec des interventions de Frédéric Lebaron (Université Picardie-Jules Verne, IUF), Marie-Pierre Pouly (Université de Limoges), Bernard Pudal (Université Paris-X), Christian Topalov (CNRS/EHESS).
------

Renseignements pratiques
Colegio de España : Cité Universitaire, 7E bd Jourdan 75014 Paris
Accès : RER B : Cité Universitaire
Métro : Porte d’Orléans
Tramway T3
Bus 21, 88, 67
Périphérique : sortie porte d’Orléans ou porte de Gentilly (Parking public CHARLETY à proximité).
Point Vélib devant la Cité internationale

Contacter les organisateurs : joseluis.moreno@uca.es
christophe.gaubert@unilim.fr
joel.mariojouls@laposte.net
[1] Groupe de recherche et d’études sociologiques du centre-ouest (Universités de Limoges et Poitiers).
[2] Centre européen de sociologie et de science politique de la Sorbonne (UMR CNRS/Paris 1/EHESS).
[3] Centre de sociologie européenne.

Comentarios

Entradas populares de este blog

Una entrevista sobre Pierre Bourdieu con Enrique Carretero

El último número de la revista Tempos novos publica una entrevista acerca de Bourdieu que me hizo el profesor Enrique Carretero, dentro de un especial dedicado al gran sociólogo. He aquí la versión extensa y en castellano de la misma.

1. ¿En qué medida las circunstancias biográficas e históricas han incidido en la configuración de la línea de pensamiento auspiciada por Pierre Bourdieu? Es difícil responder ya que no tenemos una buena biografía sobre Bourdieu y sobre la complejidad de sus redes de influencia. En lo que concierne a Bourdieu mismo, siempre insistió mucho en la importancia de su experiencia de ascenso social y su relativa incomodidad con el medio intelectual. Esa incomodidad se muestra en su importantísimo trabajo de sociología de los intelectuales y de las producciones culturales, donde al lado de un utilización brillante de herramientas procedentes de Durkheim, Weber o Marx se encuentran preguntas, inflexiones en el análisis o descripciones que testimonian cuanto se veía …

¿Qué es un foucaultiano?

Intervención ayer en Traficantes de sueños durante la presentación de Foucault y la política


¿Quién es un buen lector de Foucault? Es uno que no toma de Foucault lo que le viene en gana, sino el que aspira a tener por entero el espíritu de Foucault “porque debe haber el mismo espíritu en el autor del texto y en el del comentario”. Para ser un buen lector de Foucault, un buen foucaultiano, deben comentarse sus teorías teniendo “la profundidad de un filósofo y no la superficialidad de un historiador”

Es una broma. En realidad, el texto anterior resume "¿Qué es un tomista?", un texto del insigne filósofo de la Orden de predicadores Santiago Ramírez, y publicado en 1923. Pero los que comentan filósofos, Foucault incluido, siguen, sin saberlo, el marco de Ramírez. Deberían leerlo y atreverse a ser quienes son, tal y como mandaba Píndaro. El trabajo filosófico, desde esta perspectiva, consiste en
1.Se adscriben a una doctrina y la comentan mediante paráfrasis más o menos logradas y p…

El pueblo de Tebas se aburre de Creonte y Antígona

Sófocles contiene una filosofía profunda de la democracia, no cabe duda. En este blog se ha comentado el clásico de Bernard Knox y, entre los autores que uno frecuenta, Foucault y Castoriadis han promovido lecturas sugerentes sobre las enseñanzas democráticas del genio de Colono. La de Castoriadis resulta de especial interés, pues consigue invertir la espontánea apuesta “libertaria” por Antígona y a mostrarnos la razón que asiste a Creonte. Si la tragedia funciona como filosofía de la democracia es porque renuncia a un Eje del Mal y nos ahce comprender cómo el orgullo nos conduce a aquello que odiamos ser: es la lección de Edipo, prototipo de caudillo sinceramente democrático. Cualquier lector que se entretenga en Sófocles comprueba cómo los personajes se contradicen y ocupan posiciones muy distintas en una y otra réplica. Lo que los lleva a la tragedia es la rigidez, la falta de comprensión de que la verdad se les escapa, de que no pueden tener razón solos. De hecho, el mítico Teseo,…